L’assurance travaux de construction couvre les dommages matériels survenant pendant la réalisation, affectant l’ouvrage en cours, les matériaux, et parfois certains équipements de chantier.
Elle couvre en principe tous les intervenants, ce qui évite d’avoir à rechercher lequel a causé le dommage — une recherche qui prend des mois pendant lesquels le chantier n’avance pas.
Ce qu’elle couvre
Les dommages accidentels et soudains à l’ouvrage et aux matériaux sur site : incendie, tempête, dégâts d’eau, effondrement, vandalisme, vol avec effraction, erreurs d’exécution, événements naturels, et les frais de déblaiement.
Des extensions existent pour les frais annexes : mesures d’urgence, protection provisoire, parfois certains coûts de planification. Ces éléments sont généralement plafonnés.
Les exclusions, et la frontière qui compte
Sont exclus : les malfaçons, les défauts de conception, les erreurs de planification, l’usure, le défaut d’entretien, les dommages progressifs.
La frontière est subtile et vaut d’être posée nettement : le dommage accidentel est couvert, la reprise de la prestation défectueuse ne l’est pas. Si un mur est mal monté, sa chute est couverte, pas le coût de le remonter correctement. Certains contrats prévoient des extensions sur ce point ; elles se négocient.
Quatre autres points de vigilance
Les conditions de sécurité contre le vol : clôture, éclairage, stockage, surveillance, parfois exigences sur la mise hors d’eau et hors d’air.
La définition du périmètre : dates de début et de fin, lieux, phases, sous-traitants. Un chantier qui se prolonge ou change de nature doit être déclaré.
Les franchises et sous-limites, qui varient par événement et par catégorie de biens ou de frais.
Les obligations en cas de sinistre : limiter le dommage, sécuriser le site, documenter, conserver les preuves, déclarer rapidement.
Un cadre en trois temps
- Définir le projet : budget, durée, techniques particulières, environnement urbain, voisinage, exposition aux intempéries.
- Clarifier qui assure quoi : maître d’ouvrage, entreprises, mandataires, et polices existantes.
- Définir le périmètre : ouvrage, matériaux, stockages temporaires, et transport sur site s’il est prévu.
Deux écueils à éviter : une police trop faible qui laisse un reste à charge majeur, ou une police trop large et coûteuse, sans rapport avec le risque réel.