L’assurance bâtiment protège le patrimoine immobilier en couvrant, selon le contrat et le cadre cantonal, les dommages au bâtiment et à ses éléments fixes : murs, toiture, installations fixes, aménagements attachés à l’immeuble.
Des extensions sont fréquentes : dégâts d’eau — fuites, ruptures, refoulements selon conditions —, bris de glace, actes de malveillance, et parfois des éléments techniques spécifiques comme le chauffage, la ventilation, le photovoltaïque ou les ascenseurs.
La valeur assurée est la question essentielle
Une sous-assurance entraîne une réduction de l’indemnité, et une sur-assurance n’apporte aucun gain. La méthode d’évaluation varie, et une mise à jour est nécessaire à chaque travaux, extension ou rénovation.
Exclusions, franchises et sous-limites
Sont souvent exclus ou limités : l’usure, le défaut d’entretien, les infiltrations progressives, les vices de construction, et les dommages survenus hors des événements assurés.
Les dégâts d’eau sont un domaine sensible : les contrats distinguent la cause, l’origine, les dommages consécutifs, et les obligations de prévention.
Les franchises diffèrent selon les garanties, et des sous-limites s’appliquent souvent aux frais annexes : déblais, assainissement, recherche de fuite, mesures d’urgence.
La frontière avec la responsabilité du propriétaire
Un sinistre bâtiment peut se doubler d’un sinistre de responsabilité : infiltration chez un voisin, chute d’un élément, blessure d’un tiers.
Il faut vérifier où se situe la frontière entre les dommages à l’immeuble, qui relèvent de la police bâtiment, et les dommages causés à autrui, qui relèvent de la RC immeuble. Et comment se gèrent les recours entre les deux assureurs.
Un cadre en quatre temps
- Clarifier votre statut : propriétaire occupant, propriétaire bailleur, copropriété, ou situation mixte.
- Établir une valeur assurée fiable, et documenter les plans et les rénovations.
- Sélectionner les extensions selon le risque réel : eau, bris de glace, installations techniques, événements liés au site.
- Traiter l’indirect : perte de loyers, frais supplémentaires, mesures d’urgence, continuité d’activité.
À vérifier point par point : la définition du bâtiment assuré, la méthode de valeur, les exclusions eau et entretien, les franchises par garantie, et la coordination avec la RC immeuble.