L’assurance-accidents selon la LAA constitue un socle obligatoire pour les employeurs, destiné à couvrir les conséquences d’accidents professionnels, de maladies professionnelles, et, pour une partie des collaborateurs selon leur temps de travail hebdomadaire, d’accidents non professionnels.
Pour une PME, la LAA est donc un sujet de conformité, mais aussi de gestion des risques : elle prend en charge, dans le cadre légal, des coûts de traitement, des indemnités en cas d’incapacité de travail, et des prestations en cas d’invalidité ou de décès.
Quatre points de vigilance, connus mais souvent sous-traités
La population assurée et la classification. La prime et la gestion peuvent varier selon l’activité, le type de poste et l’exposition au risque.
La distinction entre accident professionnel et non professionnel. Elle influence la répartition des primes et les obligations internes, et elle suscite des questions RH si elle est mal expliquée.
La base de salaire assurée. La LAA est plafonnée légalement à CHF 148'200.- par an : les hauts salaires présentent donc un écart de prestations, particulièrement sensible pour les cadres ou les fonctions rares.
La coordination. En cas d’accident, la LAA intervient souvent avant la LPP pour plusieurs prestations ; la LPP peut compléter selon le plan, en tenant compte des règles de surindemnisation. Si une perte de gain maladie existe, il faut aussi s’assurer que les périmètres ne se chevauchent pas et ne laissent pas de zones non couvertes.
Quand la complémentaire devient pertinente
En pratique, une complémentaire vise généralement à améliorer l’assiette de salaire au-delà du plafond, à renforcer les prestations en cas d’invalidité ou de décès, et à offrir un meilleur confort hospitalier. Selon les assureurs, des extensions peuvent aussi concerner l’assistance à l’étranger ou des prestations additionnelles utiles à une PME.
Mais il faut accepter les contraintes : certaines complémentaires fonctionnent avec des règles propres, des exclusions et des limites spécifiques ; des questionnaires peuvent s’appliquer pour certaines catégories ; et des franchises, sous-limites ou conditions d’annonce peuvent influencer le paiement.
Un cadre simple pour décider
Commencez par analyser votre structure salariale : combien de collaborateurs se situent au-dessus du plafond légal, et quel serait l’écart de prestations en cas de sinistre.
Analysez ensuite vos métiers : exposition à l’accident, mobilité, déplacements, travail physique ou sur site, dépendance à quelques personnes clés.
Clarifiez votre positionnement RH : protection standard uniforme, ou renforcement ciblé pour certains postes, en restant équitable et documenté.
Vérifiez enfin l’exécution : délais d’annonce, documents requis, processus interne, et coordination avec la LPP et la perte de gain maladie.
Une revue de polices menée avec MAGE & Associés permet de mettre ces éléments en cohérence, d’éviter les doublons, et de choisir une complémentaire pour les bonnes raisons, pas par habitude.