Avaries, casse et dommages
Choc, chute, humidité, rupture de froid, mauvaise manutention : les dommages matériels sont fréquents.
L’indemnisation dépend d’exigences précises sur l’emballage, les preuves, et parfois la température ou la traçabilité.

Beaucoup d’entreprises pensent que le transporteur assure tout. En réalité, sa responsabilité est plafonnée au poids, pas à la valeur.
Qu’une PME expédie du matériel, des pièces, des produits finis ou des prototypes, le transit est un moment à risque. Un colis abîmé, une palette volée, une erreur de livraison ou un sinistre en route crée des coûts directs, des pénalités, et une perte de confiance client.
Beaucoup d’entreprises pensent que le transporteur assure tout. En réalité, sa responsabilité est plafonnée, et le plafond porte sur le poids, pas sur la valeur.
| Valeur réelle de la marchandise | Poids | Indemnité du transporteur, plafond CMR | Reste à charge |
|---|---|---|---|
| CHF 80 000 | 200 kg | environ CHF 2 000 | environ CHF 78 000 |
| CHF 20 000 | 200 kg | environ CHF 2 000 | environ CHF 18 000 |
| CHF 3 000 | 200 kg | CHF 3 000, valeur réelle inférieure au plafond | aucun |
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L’assurance transport protège les marchandises pendant leur transit, en Suisse, en Europe ou plus loin. Elle est particulièrement pertinente pour les PME qui expédient régulièrement, qui transportent des biens à forte valeur, ou qui dépendent de délais stricts.
La responsabilité du transporteur est encadrée et limitée selon le mode de transport, les conditions contractuelles et les conventions applicables. Elle ne garantit pas une indemnisation intégrale de la valeur.
L’assurance transport indemnise le propriétaire de la marchandise, dans les limites du contrat. Ce sont deux mécanismes distincts, et le second ne remplace pas le premier : il le complète.
Selon la formule : tous risques avec exclusions, ou événements nommés. On retrouve l’avarie, le vol, la perte, et certains événements survenus pendant le transit, y compris lors des étapes logistiques — chargement, déchargement, stockage temporaire — si c’est prévu.
Des extensions existent pour les flux spécifiques : rupture de chaîne du froid, marchandises sensibles, expositions en salon, transport de prototypes, emballages particuliers. Elles ne sont jamais automatiques.
Qui supporte le risque à chaque étape. C’est le contrat commercial et l’incoterm qui le définissent. Une PME peut se croire couverte alors que le risque a été transféré plus tôt ou plus tard.
Les obligations de l’assuré. Emballage conforme, étiquetage, procédures de réception, et surtout formulation de réserves à la livraison lorsqu’un dommage est visible. Des délais de déclaration s’appliquent : ils doivent être intégrés à votre processus logistique, pas découverts après coup.
Les exclusions fréquentes. Insuffisance d’emballage, vice propre de la marchandise, dommages progressifs, retards sans dommage matériel, non-respect de conditions de température ou de sécurité.
Les franchises et sous-limites. Elles varient selon le type de marchandise, la valeur unitaire, le mode de transport ou la destination.
L’objectif est simple : éviter de découvrir, après un vol ou une casse, que la responsabilité du transporteur ne couvre qu’une fraction, ou que l’assurance ne répond pas faute de preuve ou de procédure.
Choc, chute, humidité, rupture de froid, mauvaise manutention : les dommages matériels sont fréquents.
L’indemnisation dépend d’exigences précises sur l’emballage, les preuves, et parfois la température ou la traçabilité.
Le vol intervient lors du stockage temporaire, du chargement ou en route.
Les contrats traitent différemment l’effraction, la disparition inexpliquée et le détournement. La documentation et les mesures de sécurité décident de l’indemnisation.
En cas de sinistre, il faut agir vite : réserves, constat, délais, recours.
L’assurance transport apporte un cadre de prise en charge là où la seule responsabilité du transporteur laisse un reste à charge.
Une PME industrielle expédie des pièces sensibles à un client en Europe. À l’arrivée, le client constate des dommages sur plusieurs cartons. Sans réaction rapide, la PME risque une contestation de facture et une perte commerciale.
La PME active sa procédure : le client formule des réserves à la livraison, prend des photographies, conserve l’emballage, et transmet immédiatement les informations.
La PME déclare ensuite le sinistre avec les documents requis : facture, liste de colisage, photographies, preuve de livraison, description de l’emballage, chronologie.
L’élément déterminant est la qualité des preuves et le respect des délais. L’assureur mandate une analyse et confirme l’intervention, franchise appliquée. En parallèle, un recours est envisagé contre le transporteur selon les responsabilités.
La PME peut livrer en urgence une pièce de remplacement et préserver la relation client.
La conclusion est opérationnelle : l’assurance transport n’est efficace que si la logistique sait documenter. Réserves à la réception, preuves et processus interne transforment un incident en dossier gérable, au lieu d’un conflit commercial.
Une assurance transport de marchandises couvre les biens contre les dommages et les pertes survenant pendant leur acheminement, quel que soit le mode de transport et indépendamment de la responsabilité du transporteur. Elle indemnise la valeur de la marchandise, là où la responsabilité du transporteur est plafonnée par la loi ou par les conventions internationales.
Pratique de marché
Le transporteur est responsable des marchandises qu’il achemine, mais sa responsabilité est plafonnée. En transport routier international, la convention CMR limite l’indemnisation à environ 8,33 droits de tirage spéciaux par kilogramme de marchandise perdue, quelle que soit sa valeur réelle. Une palette d’électronique de 200 kilos valant CHF 80'000.- serait indemnisée à quelques milliers de francs : le plafond s’applique au poids, pas à la valeur.
art. 23 CMR
Oui, dans la plupart des cas. L’assurance du transporteur couvre sa responsabilité, laquelle est plafonnée au poids et sujette à exonération. L’assurance transport souscrite par le propriétaire de la marchandise couvre, elle, la valeur réelle du bien. La différence apparaît nettement en cas de sinistre sans faute du transporteur : la marchandise est perdue et aucune responsabilité n’est engagée.
art. 17 CMR
Une police d’abonnement transport couvre automatiquement l’ensemble des expéditions d’une entreprise sur une période donnée, sans déclaration préalable de chaque envoi. Elle s’oppose à la police au voyage, souscrite pour un transport unique. Son intérêt est surtout opérationnel : aucune expédition ne peut être oubliée, alors qu’avec une police au voyage, l’envoi non déclaré est précisément celui qui subit le sinistre.
Pratique de marché
La couverture des marchandises stockées dépend du contrat. Une police transport couvre en général les entreposages temporaires liés à l’acheminement, pour une durée limitée, souvent quelques semaines. Au-delà, la marchandise relève de l’assurance de choses du lieu de stockage. La zone grise se situe à la frontière : une marchandise arrivée et stockée en attente de livraison peut se retrouver hors des deux polices.
Conditions générales du contrat
Mis à jour par MAGE & Associés le 05.08.2026
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